Enseignement Supérieur Privé : Une alternative au Public ?

Le choix de l’établissement des études supérieures dépend principalement d’un paramètre décisif : c’est l’employabilité après les études et les débouchées qu’offrent telle ou telle formation.

Le souci d’employabilité hante les élèves et leurs parents maintenant plus que jamais, les raisons en sont multiples :

-      Les sur effectifs des universités publiques

-      L’inflation des seuils d’accès des établissements publics à accès régulé.

-     L’inadéquation de l’offre de formation des établissements publics avec la demande du marché.

 

D’où l’orientation progressive des bacheliers vers des établissements réputés du secteur privé.

Ces raisons entre autres, ont clairement prouvé que le privé est désormais présent comme un choix en soi, non plus comme une  alternative pour les établissements publics.

Les différences entre le public et le privé ?

 

Admission

Dans le public comme dans le privé, nous pouvons compter des établissements sélectifs et d’autres qui ne le sont pas.

Au public, les écoles d’ingénieurs (ENSA, ENSAM, ENA..), de commerce (ISCAE, ENCG), de journalisme (ISIC) et autres. Sont sélectives, c’est le même cas pour les pionniers de l’enseignement privé, tels que : AUI, EGE, ESCA, HEM, UIR …

Ces établissements privés mettent l’accent sur la sélectivité pour avoir les meilleurs étudiants, vu l’exigence de la formation (des Bac+3, Bac+5 généralement).

Toutefois, dans le public et le privé, d’autres établissements ne mettent pas de barrières à l’entrée.

Qualité de l’enseignement

Il n’est plus un secret que le public souffre de plusieurs anomalies, dont le manque flagrant de moyens et d’infrastructures. Ainsi que la compétence du corps professoral, est de plus en plus remise en cause par les étudiants et leurs parents.

Certes, certains établissements du secteur public restent reconnus à l’échelle internationale dans le domaine de la recherche scientifique.

De son coté, le secteur privé a relevé le défi de la qualité de l’enseignement, vu les moyens mobilisés par les écoles pionnières pour se doter des meilleurs enseignants, et de s’équiper  en infrastructures pour un meilleur rendement.

Le palmarès des meilleures écoles au Maroc et en Afrique, est souvent décroché par des écoles réputées comme HEM, ESCA et Al Akhawayn dans des disciplines telles que la Management, le Marketing ou encore la Finance.

Toutefois, l’équivalence des diplômes et la reconnaissance des diplômes du secteur privé est toujours sujet de débat : le Ministère de l’Enseignement Supérieur admet que le privé  a gagné la bataille de la qualité de l’enseignement, mais au même temps le même ministère tarde à faciliter le processus d’équivalence des diplômes du privé.

 

Les frais de scolarité

Les frais de scolarité diffèrent d’un établissement à un autre. En effet, ces frais varient en termes du type de diplôme délivré, la qualité des enseignants et le contenu du cursus assuré.

Plus de qualité, d’encadrement, de conférences, de cursus actualisé, veut bien dire plus de frais pour assurer le bon déroulement des études.

« Certes les frais de scolarité dans l’enseignement supérieur privé sont lourds pour une famille de classe moyenne. Mais nous estimons que c’est un bon investissement pour le futur.  » nous confie un parent d’élève étudiant dans secteur privé.

Toutefois, les écoles supérieures privées prévoient des bourses d’excellence pour donner la chance aux moins aisés financièrement. Lesquelles sont attribuées selon le mérite pour les candidats qui s’y présentent.