Jean-Charles Froment (directeur de l’IEP de Grenoble) et Jean Marcou (directeur des relations internationales) rentrent d’une mission au Maroc où ils ont séjourné du 13 au 16 juin derniers. La destination de ce déplacement international, le premier pour Jean-Charles Froment en tant que directeur de l’Institut, n’est pas un hasard. Sciences Po Grenoble vient en effet d’ouvrir un double-diplôme de Bachelor au sein de l’Université Internationale de Rabat (UIR). Une trentaine d’étudiants, titulaires d’une carte et bientôt d’une adresse électronique de l’IEP de Grenoble, achèvent actuellement une première année similaire à celle de leurs collègues grenoblois. De nombreuses candidatures se profilent pour le recrutement de la deuxième promotion, qui s’annonce déjà plus fournie que la première.

Sur place, ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans le dynamisme du président et fondateur de l’UIR, Noureddine Mouaddib, et de l’équipe de direction de Sciences Po Rabat notamment d’Eric Yvonnet (directeur exécutif) et de Karima Dirèche (directrice des études). À Grenoble, outre Olivier Ihl et Jean Marcou, qui ont été à l’origine du projet, plusieurs personnes ont apporté un concours précieux à la conduite de celui-ci, en particulier Marc Sabin (directeur du Centre de documentation), Delphine Bense (administrateur des relations internationales), Nicole Scarpelli et Eric Brun (responsables de la scolarité).

Après avoir rencontré les enseignants du programme et les étudiants de la première promotion, Jean-Charles Froment et Jean Marcou ont participé au Comité de pilotage de Sciences Po Rabat, qui s’est tenu sous la présidence de Noureddine Mouaddib. Ce comité a examiné attentivement les résultats de la première année, avant d’insister sur les exigences, l’esprit et les atouts qui sont ceux d’un diplôme de Sciences Po Grenoble délivré à Rabat. Mais cette instance de suivi du programme a également envisagé de nouvelles échéances importantes : renforcement des instruments de la coopération, ouverture de masters professionnels, organisation d’un semestre de mobilité étudiante dès le premier cycle, développement de la recherche et de la formation continue.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, l’UIR, qui vient d’ouvrir son nouveau campus, dispose incontestablement des moyens matériels et académiques nécessaires. Elle pourra en outre compter sur le concours d’autres partenaires locaux : le Centre Jacques Berque (Centre de recherche du Ministère français des Affaires étrangères et du CNRS, à Rabat) avec lequel Sciences Po Grenoble et PACTE sont en train de signer une convention de coopération ; et l’Université Hassan II de Casablanca-Mohammedia, qui coopère déjà avec notre Institut au niveau Master, dans le cadre d’un accord de l’Office Méditerranéen de la Jeunesse. En tout cas, le rayonnement de l’UIR, s’ajoutant à la détermination qu’elle a montrée dans la conduite exemplaire de la première année du double-diplôme, a achevé de convaincre Jean-Charles Froment que faire Sciences Po à Rabat était désormais possible.

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